Acte 3: Un voyage comme un autre
Avec un grand père claironniste, un oncle bassiste, guitariste, saxophoniste, trois autres jouant également de la six cordes sèche de hippy, un père pianiste et guitariste, et des parents globalement mélomanes ... je me demande toujours d'où me vient ma passion pour la musique.
Le rapport entre ce titre et le contenu de ce post que sous entend cette entrée en matière n'est peut-etre pas évident pour tout le monde. Il vient d'une chanson du groupe caennais Amanda Woodward, dans la chanson "écarté du lucre" on peut entendre une phrase bien intrigante: "la musique, adoucit les moeurs, un voyage comme un autre, un voyage comme un autre". C'est peut être bête mais quand j'écoute des paroles que je comprends ça a tendance à me faire réfléchir (certains devraient peut-être avoir ce genre de réflexe parfois) et je l'ai traduit d'une façon qui n'est peut être pas la bonne, mais qui m'a orienté vers un débat intérieur fulgurant. La musique peut-elle être un voyage comme un autre (comprendre un divertissement comme un autre) ?
Ma première réaction (celle du réflexe ou alors celle qui vient de mes convictions les plus profondes) a été de me dire que c'est inconcevable. Je suis un passionné par la musique que j'écoute et que je joue et j'avoue avoir du mal à voir la musique comme un divertissement. Bien sûr mon point de vue et ma réflexion sont complétement obstrués par cette passion qui m'anime depuis ma plus tendre enfance.
J'ai découvert le rock en général dans le ventre de ma mère lorsqu'elle écoutait U2 et qu'elle allait aux concerts métal de mon oncle, et je me demande encore aujourd'hui si je pourrais avoir de l'estime pour moi si ma mère avait été à un concert de patrick sébastien lors de sa grossesse miraculeuse (j'ai déjà dit qu'un blog c'est fait pour les égocentrique nan ?). Par la suite j'ai été bercé par toutes sortes de musiques: reggae, pop, rock, heavy, hardrock, métal, ... tout ça sans vraiment y prêter attention, après tout quand on est jeune et con et qu'ils sont vieux et fous on prend leurs goûts et on se les approprie. J'ai eu la chance d'avoir des parents avec des goûts moins douteux que certains. Être fan de la socca dance à 5 ans n'a jamais été une preuve de maltraitance parentale, quand on écoute the police en boule à côté !
J'ai donc baigné dans un environnement musical dés mon plus jeune âge et j'ai ainsi appris à écouter la musique. Petit à petit j'ai appris par moi-même à en faire et ça m'a ainsi permis de la voir encore autrement. C'est pourquoi j'ai du mal à comprendre les gens qui écoute une musique par simple mode, tendance, ... du moins je ne le conçois pas pour moi. Alors qu'est ce qui incite ces foules à écouter telle ou telle musique ?
Je me dis "chacun sa culture, son environnement social, son évolution, ..." tant de paramètres qui font que tirer un portrait des raisons pour lesquelles chacun a tel goût précis est impossible. Pourtant je m'efforce d'essayer de comprendre quelles influences sociales, culturelles voire mystiques peuvent pousser certaines personnes à écouter de la musique purement formater et ainsi se ranger dans une case leur offrant une belle laine de mouton à revêtir pour ne pas avoir froid dans leur désert culturel glacial. C'est peut être ça finalement la vraie raison: il faut combler une absence d'identité culturelle propre en prennant l'exemple de la masse.
Après tout la masse apporte le réconfort: on ne décide rien, il suffit de suivre. A ce niveau, ce n'est pas du domaine de la décision mais de celui la définition de ses propres goûts. Parce que finalement le plus dur pour un passionné de musique c'est de définir les limites de ses goûts: quelles sont les choses que j'aime et qu'elles sont celles que je n'aime pas. Pour celà il faut faire l'effot d'une recherche intensive, cette même recherche qui vaut à certains jeunes d'aujourd'hui les railleries des plus vieux et soit disant plus savants. Mais bien entendu cette recherche n'est pas sans peine, cette peine que beaucoup préfère éviter et ainsi céder aux tendances en oubliant le principal: la musique n'est pas un voyage comme un autre.
La définition de la musique ? je n'aurais jamais la prétention de la donner, je peux donner mon avis mais sans qu'il soit affiché comme une vérité générale. Pour moi, la musique c'est la communication des sentiments par divers canaux: il y'a les notes celles qui vous font vibrer, qui vous donne la pêche, ou le blues, qui vous donnent envie de cogner ou l'inverse. L'interprétation de ces notes se base sur la sensibilité de chacun et c'est à ce niveau que selon moi les goûts de chacun se dévoilent. Au niveau de l'interprétation des notes mais aussi au niveau de leur digestion je dirais: certaines personnes ne peuvent pas supporter certaines musiques brutales comme elles ne supporteraient pas un chili con carne bien épicé comme on en fait chez nos amis moustachus. C'est physique voire physiologique.
Dans un deuxième temps la musique c'est aussi parfois des textes transportés par une voix. Cette voix se compose de notes (pas la peine de revenir là dessus) et d'un grain. Ce grain a la même propriété que les notes, à savoir qu'il n'est pas digérable par tous. Ainsi selon moi les textes ne sont réellement pris en compte par l'auditeur que s'il apprécie la voix en elle même d'abord. Donc on peut penser qu'une fois la voix assimilée les textes sont appréciés à leur juste valeur mais les sublimes textes que la variété nous offre me font penser le contraire. Pourtant c'est encore une fois une question de sensibilité. On peut faire passer n'importe quoi avec une voix qui plait de toutes évidences. Toujours est-il que les textes font également office de paramètre déterminant les goûts de certains. Et oui, certains aiment les bons textes, ceux qui décrivent leur propre vision des choses.
Tout ça pour dire quoi ? que les goûts ne sont pas compréhensibles par quelqu'un qui leur est étranger. Je ne comprendrais jamais ceux qui aiment patrique fiori et ils ne comprendront jamais que j'aime most precious blood ... c'est l'éternel problème d'incompréhension générale. Les goûts sont une chose, mais encore faut-il qu'ils soient déterminés de la bonne manière, c'est-à-dire par ce travail de recherche auxquels je faisais référence plus tôt, et non pas par la simple dérive de masse.
Au final, je ne comprends pas qu'on puisse sincérement écouter une musique nous étant imposée par la masse à gros coup de Fun Radio et autres médias poubelles. Tout simplement car ça revient à se faire gaver comme un canard dont on extraiera le fois pour le donner à manger à des néophytes du palais, semblables aux personnes chargées de sonder les tendances musicales sans réellement savoir d'où elles proviennent. Au final, c'est presque un acte militant que d'écouter la musique qu'on aime en se fichant royalement de ce que celui d'à côté écoute ... parce que même dans l'underground (si tant est qu'il existe) il y'a des passionnés et des suiveurs meilleurs navigateurs que philosophes ...
Le rapport entre ce titre et le contenu de ce post que sous entend cette entrée en matière n'est peut-etre pas évident pour tout le monde. Il vient d'une chanson du groupe caennais Amanda Woodward, dans la chanson "écarté du lucre" on peut entendre une phrase bien intrigante: "la musique, adoucit les moeurs, un voyage comme un autre, un voyage comme un autre". C'est peut être bête mais quand j'écoute des paroles que je comprends ça a tendance à me faire réfléchir (certains devraient peut-être avoir ce genre de réflexe parfois) et je l'ai traduit d'une façon qui n'est peut être pas la bonne, mais qui m'a orienté vers un débat intérieur fulgurant. La musique peut-elle être un voyage comme un autre (comprendre un divertissement comme un autre) ?
Ma première réaction (celle du réflexe ou alors celle qui vient de mes convictions les plus profondes) a été de me dire que c'est inconcevable. Je suis un passionné par la musique que j'écoute et que je joue et j'avoue avoir du mal à voir la musique comme un divertissement. Bien sûr mon point de vue et ma réflexion sont complétement obstrués par cette passion qui m'anime depuis ma plus tendre enfance.
J'ai découvert le rock en général dans le ventre de ma mère lorsqu'elle écoutait U2 et qu'elle allait aux concerts métal de mon oncle, et je me demande encore aujourd'hui si je pourrais avoir de l'estime pour moi si ma mère avait été à un concert de patrick sébastien lors de sa grossesse miraculeuse (j'ai déjà dit qu'un blog c'est fait pour les égocentrique nan ?). Par la suite j'ai été bercé par toutes sortes de musiques: reggae, pop, rock, heavy, hardrock, métal, ... tout ça sans vraiment y prêter attention, après tout quand on est jeune et con et qu'ils sont vieux et fous on prend leurs goûts et on se les approprie. J'ai eu la chance d'avoir des parents avec des goûts moins douteux que certains. Être fan de la socca dance à 5 ans n'a jamais été une preuve de maltraitance parentale, quand on écoute the police en boule à côté !
J'ai donc baigné dans un environnement musical dés mon plus jeune âge et j'ai ainsi appris à écouter la musique. Petit à petit j'ai appris par moi-même à en faire et ça m'a ainsi permis de la voir encore autrement. C'est pourquoi j'ai du mal à comprendre les gens qui écoute une musique par simple mode, tendance, ... du moins je ne le conçois pas pour moi. Alors qu'est ce qui incite ces foules à écouter telle ou telle musique ?
Je me dis "chacun sa culture, son environnement social, son évolution, ..." tant de paramètres qui font que tirer un portrait des raisons pour lesquelles chacun a tel goût précis est impossible. Pourtant je m'efforce d'essayer de comprendre quelles influences sociales, culturelles voire mystiques peuvent pousser certaines personnes à écouter de la musique purement formater et ainsi se ranger dans une case leur offrant une belle laine de mouton à revêtir pour ne pas avoir froid dans leur désert culturel glacial. C'est peut être ça finalement la vraie raison: il faut combler une absence d'identité culturelle propre en prennant l'exemple de la masse.
Après tout la masse apporte le réconfort: on ne décide rien, il suffit de suivre. A ce niveau, ce n'est pas du domaine de la décision mais de celui la définition de ses propres goûts. Parce que finalement le plus dur pour un passionné de musique c'est de définir les limites de ses goûts: quelles sont les choses que j'aime et qu'elles sont celles que je n'aime pas. Pour celà il faut faire l'effot d'une recherche intensive, cette même recherche qui vaut à certains jeunes d'aujourd'hui les railleries des plus vieux et soit disant plus savants. Mais bien entendu cette recherche n'est pas sans peine, cette peine que beaucoup préfère éviter et ainsi céder aux tendances en oubliant le principal: la musique n'est pas un voyage comme un autre.
La définition de la musique ? je n'aurais jamais la prétention de la donner, je peux donner mon avis mais sans qu'il soit affiché comme une vérité générale. Pour moi, la musique c'est la communication des sentiments par divers canaux: il y'a les notes celles qui vous font vibrer, qui vous donne la pêche, ou le blues, qui vous donnent envie de cogner ou l'inverse. L'interprétation de ces notes se base sur la sensibilité de chacun et c'est à ce niveau que selon moi les goûts de chacun se dévoilent. Au niveau de l'interprétation des notes mais aussi au niveau de leur digestion je dirais: certaines personnes ne peuvent pas supporter certaines musiques brutales comme elles ne supporteraient pas un chili con carne bien épicé comme on en fait chez nos amis moustachus. C'est physique voire physiologique.
Dans un deuxième temps la musique c'est aussi parfois des textes transportés par une voix. Cette voix se compose de notes (pas la peine de revenir là dessus) et d'un grain. Ce grain a la même propriété que les notes, à savoir qu'il n'est pas digérable par tous. Ainsi selon moi les textes ne sont réellement pris en compte par l'auditeur que s'il apprécie la voix en elle même d'abord. Donc on peut penser qu'une fois la voix assimilée les textes sont appréciés à leur juste valeur mais les sublimes textes que la variété nous offre me font penser le contraire. Pourtant c'est encore une fois une question de sensibilité. On peut faire passer n'importe quoi avec une voix qui plait de toutes évidences. Toujours est-il que les textes font également office de paramètre déterminant les goûts de certains. Et oui, certains aiment les bons textes, ceux qui décrivent leur propre vision des choses.
Tout ça pour dire quoi ? que les goûts ne sont pas compréhensibles par quelqu'un qui leur est étranger. Je ne comprendrais jamais ceux qui aiment patrique fiori et ils ne comprendront jamais que j'aime most precious blood ... c'est l'éternel problème d'incompréhension générale. Les goûts sont une chose, mais encore faut-il qu'ils soient déterminés de la bonne manière, c'est-à-dire par ce travail de recherche auxquels je faisais référence plus tôt, et non pas par la simple dérive de masse.
Au final, je ne comprends pas qu'on puisse sincérement écouter une musique nous étant imposée par la masse à gros coup de Fun Radio et autres médias poubelles. Tout simplement car ça revient à se faire gaver comme un canard dont on extraiera le fois pour le donner à manger à des néophytes du palais, semblables aux personnes chargées de sonder les tendances musicales sans réellement savoir d'où elles proviennent. Au final, c'est presque un acte militant que d'écouter la musique qu'on aime en se fichant royalement de ce que celui d'à côté écoute ... parce que même dans l'underground (si tant est qu'il existe) il y'a des passionnés et des suiveurs meilleurs navigateurs que philosophes ...


<< Home