Monday, August 21, 2006

Acte 4: Les principes

Putain que la Société est bien faite! On nous inculque des principes basés sur la définition d'un bien et d'un mal, cette même définition basée sur des écrits parlant d'un gamin né dans l'amour de deux être qui n'ont pas eu la chance de pouvoir copuler ... C'est la beauté de l'évolution, on applique les principes fondés par les religions dont on pense être totalement écarté.

L'un des plus beaux principes reste le pardon. C'est un peu comme la clé de voute de toute la théorie théologique chrétienne: tendre la joue à son prochain. C'est une grande preuve d'intelligence, parce qu'après tout qu'est ce qui fait le plus mal à un homme: se recevoir un poing dans la tronche ou avoir a jamais honte d'avoir blessé une personne capable de le pardonner et de l'aider ? Je crois en la puissance vengeresse du pardon mais pour y avoir fait récemment appel je dois dire que quand tu te retrouves avec les deux joues rouges de baffes sans possibilité d'en tendre une troisième à ton assaillant la meilleure réponse reste la fuite. Ca fait peut être tarlouze mais ça évite de laisser les stigmates de la colère sur la face d'une personne dont aimerait bien qu'elle n'ait plus de souvenirs de toi.

Après le pardon, l'ignorance est le meilleur des remèdes à la connerie. Même si parfois la violence remet certaines idées primaires (comme l'instinct de survie) en place, l'ignorance et le doute eux vous détruisent au plus profond de l'être. Le questionnement incessant ... quoi de plus destructeur que ça ? Qu'est ce qui tue plus l'être qu'une question simple qui en engendre d'autres dans un cercle vicieux qui mène à la torture mentale la plus immonde qui soit ?

Après je ne parle qu'avec mes connaissances de petit post pubère de 20 ans, mais pour moi chacun a le droit de recevoir des leçons de la vie. Au même titre qu'une personne sortira grandie de la douleur engendrée par la trahison venant d'un de ses proches, ce dernier resortira grandi de l'absence de pardon de ce premier. Dit comme ça, tout parait simple, mais dans la vie tout est toujours compliqué, les circonstances agravantes nombreuses et la route est difficile à tracer quand on ne connait pas le cap.

C'est pourquoi l'homme s'attache justement aux principes. Après tout c'est toujours plus facile de suivre la route toute tracée par une série de principes, théories, et autres aboutissements de réflexions longues et ennuyeuses. Je m'en suis fait une "petite" liste et je m'en sers plus qu'occasionnellement. C'en est même devenu une fierté: rester soit même, se tenir à ses principes, ne pas défaillir et ainsi s'éviter le regret, ça reste une forme de défense plus qu'une forme d'attaque. Après tout à quel moment de notre vie ces principes ont-il surgit ? Lors de notre éducation biensûr mais ce ne sont que des principes qu'on utilisera par la suite comme les connaissances qu'on tente par tous les moyens de faire rentrer dans le crâne. Puisqu'ils n'ont pas trouvé de moyen médico-mécanique pour nous les foutre dans les cases vides de notre enfance, ils préfèrent nous donner une vérité générale sur le bien et le mal. Cette vérité la même dessinnée par une série de principe impossible à remettre en cause pour un enfant ... et c'est le jour où on se voit pousser les poils de couilles qu'on se met à réfléchir, y'a pas à dire la nature est bien faite! Ils ont près de 15ans pour nous bourrer le mou avec des idées toutes faites sur ce qu'il faut faire et ne pas faire et il nous faut les vérifier en près de 5 ans, pour savoir distinguer le vrai du faux: c'est peut-être ça le mystère de l'adolescence colérique ...

Pour ma part, mes principes se sont rédigés à la suite de mes expériences de jeunes ado soucieux de savoir ce qu'est la vie. Je suis sans doute con et je l'assume parfaitement, mais mes principes ont fait de moi ce que je suis, et on fait que je peut voir en mes amis les plus proches et les plus vrais, ceux là même qui ne me mentent pas, une image de moi même qui me plait. Le seul problème à ce schéma c'est que chaque problème rencontré avec un des membres de mon entourage engendre une remise en question immédiate. Il s'est trouvé au final que ce n'est pas un problème puisqu'il me permet ainsi de faire un travail sur moi-même.

Plutot que de continuer ce paragraphe sur ma vie qui n'intéresseront pas ceux qui la connaissent déjà, je conclurais ce chapitre par un grand "MERDE, VA CREVER!" à ceux qui ces derniers jours ont osé me dire que leurs principes valaient mieux que les miens, que je ne pardonnait pas assez ... le pardon quelle belle preuve de dépendance à autrui: on pardonne pour ne pas perdre celui qu'on aime même après une déception. Désolé mais moi les déceptions sont des pertes de tout sentiment et ainsi ne voit même pas la naissance de haine mais seulement d'une colère que je m'efforce de canaliser dans des activités constructives plutot que dans des débats stériles avec des gens plats et dénoué de toutes formes de respect. Celà dit en passant, quand ces mêmes personnes parlent de respect et d'ouverture d'esprit en me donnant des leçons, j'aimerai bien leur répondre que si pour être moderne et bien sous tout rapport il faut pardonner à celui qui t'as planté moult couteaux dans le dos, je préfère passer pour un connard de réac' devant des hippies sans valeur à mes yeux plutot que de me noyer dans la vague niaise et stérile de la culture AB production: j'ai jamais pu blairer les cons qui parlent comme dans hélène et les garçons.